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Jeudi 7 Mai 2009
 - Louis XV enfant
Né à Versailles en 1710, mort en 1774, Louis XV est le fils du Duc de Bourgogne (petit-fils de Louis XIV) et de Marie Adélaïde de Savoie. C’est donc l’arrière-petit-fils de Louis XIV.
En effet, le fils de Louis XIV meurt en 1711 de la petite vérole et en 1712, la rougeole emporte le père, la mère et le frère du futur Louis XV . Lui-même touché par la maladie, il est sauvé de justesse grâce aux soins de sa gouvernante Madame de Ventadour qui le soustrait aux médecins de la cour. Elle entretient régulièrement Madame de Maintenon de l’évolution du jeune Louis. Il adore son arrière-grand-père Louis XIV, il l’appelle « son cher papa roi ».
Peu de temps avant sa mort, le Roi Soleil le convoque et lui délivre ses derniers conseils : il lui recommande de moins faire la guerre et d’être un Prince pacifique soucieux du bonheur de son peuple. Les chroniques racontent que Louis est sorti en larmes de cette entrevue.
Héritier du trône à cinq ans, placé sous la régence de Philippe, duc d’Orléans, qu’on appelle « le Régent », il participe aux activités rituelles de la fonction royale, mais le jeune Louis émotif, mélancolique et secret accepte mal les contraintes de l’étiquette imposées par son aïeul. A sept ans il est séparé de sa gouvernante.
 - Louis XV
Il sera instruit par le Maréchal de Villeroi et le futur Cardinal de Fleury, ancien évêque de Fréjus, son précepteur, auquel il portera toujours affection et confiance. Son éducation est sérieuse et complète, Il est sacré à Reims en 1722, puis déclaré majeur en 1723 ( à la mort du Régent ).
Le 5 septembre 1725, on lui fait épouser Marie Leszcynska, fille du roi de Pologne, pauvre et vertueuse, âgée de vingt et un an, donc en âge de donner un héritier au trône. Elle lui donnera dix enfants.
En 1726, il appelle au gouvernement le Cardinal de Fleury qui gardera cette charge jusqu’à sa mort en 1743. Cette période fut la plus calme et la plus prospère de son règne.
Dès 1734, Louis prit ses premières maîtresse, Mme de Mailly, puis sa soeur Mme de Chateauroux, prélude à une succession de liaisons nées dans l’atmosphère frivole de Versailles.
La mort du Cardinal de Fleury marqua un tournant dans la vie de Louis XV, Il avait pris l’habitude de se reposer sur son vieux précepteur qui a occupé le poste de premier ministre durant dix sept ans !
Il se retrouve seul à régner, et sa volonté n’est pas assez affirmée. Le drame de Metz en 1744, va faire basculer le règne de Louis XV, et « le Bien Aimé » va perdre sa popularité. Se croyant être à l’article de la mort lors du siège de Metz, et pour obtenir l’absolution, il doit rédiger une confession publique de ses fautes, qui le fait apparaître comme un être immoral, indigne du nom de « Roi très Chrétien ». Cette confession diffusée dans tout le royaume par le clergé, stupéfia le peuple et commença à discréditer le roi, qui sur ses entrefaites avait recouvré la santé !
 - Louis XV
Un peu plus tard, en 1746, il rencontre Mme de Pompadour, belle, cultivée, intelligente mais qui se mêle activement aux affaires d’Etat. Haïe pour son rôle dans la politique et ses dépenses somptuaires, sa présence auprès du roi ne fait qu’accentuer l’impopularité naissante. Des pamphlets courent à Paris et ternissent de manière définitive l’image du roi .
Louis XV manque de confiance en lui, et il renvoie tour à tour ses ministres, comme Maurepas, d’Argenson, Choiseul ( renvoyé surtout parce qu’il déplaisait à sa nouvelle maîtresse : Mme du Barry ! ) Machault d’Arnouville, ce qui provoque de graves crises politiques successives. De ce fait, les réformes indispensables ne peuvent se faire à temps, malgré les dernières années du règne où enfin, Louis XV s’efforce de mettre en chantier des réformes fiscales, gérées par Maupeou (qui aura le soutien de Voltaire) comme par exemple taxer les revenus de la noblesse et du clergé, instaurer la gratuité de la justice. C’est la « révolution royale » ! Il est à noter que Louis XVI annulera immédiatement ces réformes dès son arrivée au pouvoir !
Atteint par la petite vérole, détesté de tous, Louis XV meurt à Versailles dans l’indifférence générale, en 1774. Il est enterré clandestinement à Saint-Denis.
Louis XV reste une des figures les plus attachantes de sa lignée : fin, sensible et généreux, mais velléitaire, faible de caractère, il n’a pas su moderniser le pays, prendre en compte les nouvelles attentes des Français.
Mis en ligne par Cassandre13 à 20h48 2 commentaires
Mercredi 6 Mai 2009
Marguerite-Catherine Haynault, marquise de Montmelas ( 1736- 1823), fut une maîtresse du roi de France Louis XV.
Fille de Jean-Baptiste Haynault, entrepreneur de tabac, elle épouse en 1766, Blaise Arod, marquis de Montmelas. Elle donne au roi deux filles:
- Agnès-Louise de Montreuil (Paris, 1760 - Montmelas, 1837), épouse à Paris en 1778 Blaise Arod, comte de Montmelas.
- Anne-Louise de La Réale (Versailles, 1762 - Saint-Germain-en-Laye, 1831), épouse à Paris en 1780 Gabriel, comte de Gesclin.
Mis en ligne par Cassandre13 à 1h25 Aucun commentaire
Mardi 5 Mai 2009
Pauline Félicité de Mailly-Nesle, par son mariage comtesse de Vintimille (1739), est une favorite de Louis XV, née à Paris en 1712 et morte le 9 septembre 1741.
Comme ses deux sœurs, Louis Julie, comtesse de Mailly, et Marie-Anne, marquise de la Tournelle puis duchesse de Châteauroux, qui furent également les maîtresses de Louis XV, elle était la fille de Louis III de Mailly-Nesle (1689-1767) et de son épouse Armande Félice de La Porte Mazarin (1691-1729), elle-même petite-fille d'Hortense Mancini et lointaine nièce des cardinaux Mazarin et Richelieu.
Peu jolie, mais hardie et spirituelle, elle avait annoncé, dès le couvent que le roi l'aimerait et qu'elle gouvernerait la France et l'Europe. Le roi s'éprend d'elle, lorsque la comtesse de Mailly la présente à la cour en septembre 1738. La comtesse pensait innocemment faire entrer dans le cercle du roi une de ses proches qui lui permettrait de distraire le roi, jeune homme mélancolique, timide et blasé. Cette jeune femme célibataire n'eut aucun scrupule à supplanter sa sœur et même à la faire chasser de la cour.
Le roi la marie en 1739 à Jean-Baptiste Hubert Félix, comte de Vintimille (1720-1777), des comtes de Marseille de Luc, maître de camp du régiment de son nom. Ils n'eurent pas d'enfant légitime. En revanche, elle donna un fils à Louis XV, Charles de Vintimille (1741-1814), marquis du Luc, dit « Demi-Louis » car il ressemblait beaucoup à son père naturel.
Mais elle meurt à la suite de son accouchement. Louis XV fut très ému de sa disparition. Il rappela la comtesse de Mailly qui, toujours aussi bonne, appela près d'elle une autre de ses sœurs, la marquise de La Tournelle qui à son tour la supplanta et la fit, à son tour, quitter la cour.
Mis en ligne par Cassandre13 à 1h30 Aucun commentaire
Lundi 4 Mai 2009
Louise Julie de Mailly-Nesle, née en 1710 et morte à Paris en 1751, fut une favorite de Louis XV. Elle était la fille de Louis III de Mailly-Nesle (1689-1767) et de son épouse Armande Félice de La Porte Mazarin (1691-1729), elle-même petite-fille d'Hortense Mancini et arrière-petite-nièce de Mazarin. Elle devint la maîtresse de Louis XV vers 1733, mais leur adultère ne fut connu du public que vers 1737, après la naissance du 10e enfant du roi. Mme de Mailly fut une favorite discrète, respectueuse de la reine. Elle fut supplantée successivement par ses deux sœurs, Pauline Félicité de Mailly-Nesle, comtesse de Vintimille (1735) et Marie-Anne de Mailly-Nesle, marquise de la Tournelle.
Elle mourut dans la piété et dans la pauvreté le 5 mars 1751 à Paris.
Mis en ligne par Cassandre13 à 2h53 Aucun commentaire
Dimanche 3 Mai 2009
Marie-Anne de Mailly-Nesle, marquise de La Tournelle, duchesse de Châteauroux, est une favorite de Louis XV née à Paris le 5 octobre 1717 et morte à Paris le 8 décembre 1744.
Cinquième fille de Louis III de Mailly-Nesle (1689-1767), marquis de Nesle, et de son épouse Armande Félice de La Porte Mazarin (1691-1729) (elle-même petite-fille d'Hortense Mancini et arrière-petite-nièce de Mazarin), Marie-Anne de Mailly-Nesle épouse en 1734 le marquis Louis de La Tournelle (1708-1740). Sa sœur aînée Louise Julie de Mailly-Nesle, comtesse de Mailly, avait été la maîtresse de Louis XV de 1737 à 1739. Elle fut ensuite remplacée auprès du roi par sa sœur cadette, Pauline Félicité de Mailly-Nesle, marquise de Vintimille. Mme de Vintimille mourut le 9 septembre 1741, et le roi tomba amoureux de Madame de la Tournelle, sa soeur la fit entrer au service de la reine le 4 octobre 1742,il la prit comme maîtresse en titre, en décembre 1742.Il la présenta à la cour le 24 octobre 1743 la marquise de La Tournelle, sœur des deux précédentes, poussée par le maréchal de Richelieu et Mme de Tencin, prit par orgueil la décision de devenir maîtresse royale. Il la titra duchesse de Châteauroux ( 20 octobre 1743) et renvoya sa sœur aînée de la cour (3 novembre 1742).
Devenue favorite en titre et soutenue par le duc de Richelieu, elle fut quelque temps toute-puissante à Versailles et usa de son influence pour entraîner la France dans la Guerre de Succession d'Autriche et persuader le Roi d'aller conquérir la gloire sur les champs de bataille en Flandre et en Alsace. Louis XV l'autorisa à la rejoindre dans les Flandres en juin 1744. En août, il tomba gravement malade à Metz. Il résolut de se repentir et de renvoyer sa maîtresse à Paris.
Néanmoins, après son rétablissement, le Roi reprit leur liaison. La place de surintendante de la maison de la Dauphine était promise à Mme de Châteauroux, mais cette dernière ne tarda pas à mourir d'une péritonite. Cette mort parut suspecte à certains qui parlèrent, sans preuves, d'empoisonnement.
Mis en ligne par Cassandre13 à 3h06 Aucun commentaire
Samedi 2 Mai 2009
Jeanne-Antoinette Lenormant d’Étiolles née Poisson, marquise de Pompadour, née le 29 décembre 1721 à Paris et morte le 15 avril 1764 à Versailles, fut une favorite célèbre du roi de France et de Navarre Louis XV.
Son père officiel, François Poisson, avait débuté comme conducteur dans le service des vivres. Remarqué par les frères Pâris, il avait rendu de grands services en Provence, au moment de la peste, mais chargé comme commissaire aux vivres du ravitaillement de Paris pendant la disette de 1725, il avait été accusé de faux marchés et contraint de quitter le pays. Pendant son éloignement, sa femme Madeleine de la Motte, « belle à miracle » avait eu entre autres amants le riche fermier général Charles François Paul Le Normant de Tournehem, célibataire et amateur d’art. Celui ci, après avoir veillé à l’éducation des deux enfants de sa maîtresse, Jeanne et Abel-François Poisson de Vandières, fit épouser à la première, dès qu’elle eut vingt ans en 1741, son neveu Charles-Guillaume Le Normant d'Étiolles. Ses contemporains la considèrent comme assez belle, d’une taille au-dessus de l’ordinaire, svelte, aisée, souple, élégante; son visage était d’un ovale parfait, ses cheveux plutôt châtain clair que blonds. Ses yeux avaient un charme particulier, qu’ils devaient peut-être à l’incertitude de leur couleur, elle avait le nez parfaitement bien formé, la bouche charmante, les dents très belles, un sourire délicieux, la plus belle peau du monde. Elle donne naissance en 1741 à un fils qui meurt en bas âge, puis en 1744 à une fille, prénommée Alexandrine. Sa beauté et son esprit la font connaître et elle devient l'hôtesse des salons cultivés et mondains de Paris. Elle donne des représentations intimes dans le petit théâtre qu'elle a fait construire au château d'Étiolles, où le couple s’installe à côté de Sénart où le roi Louis XV vient souvent chasser. C'est au cours d'une de ses chasses qu'il la remarque.
Proche du père de Jeanne, Joseph Paris avait été exilé de 1726 à 1729 sous le gouvernement du cardinal Fleury. La mort de celui-ci, en 1743 donne l'occasion aux frères Paris, au cardinal de Tencin, à sa sœur la marquise de Tencin et au maréchal de Richelieu de rentrer en grâce. Ce cercle dispose d’une occasion pour se placer auprès de Louis XV. La jeune Jeanne-Antoinette, qui est très proche des Paris, paraît susceptible de plaire au roi. Le stratagème mis en place fonctionne et porte ses fruits en 1745:
En février 1745, Jeanne-Antoinette est invitée à un bal masqué royal à l’occasion du mariage du fils du roi, le dauphin Louis-Ferdinand avec l’infante Marie-Thérèse d'Espagne. Remarquée par le roi, elle devient une visiteuse régulière et Louis XV l’installe au château de Versailles dans un appartement situé juste au-dessus du sien, relié par un escalier secret[1].
En juillet, il lui fait don du domaine de Pompadour, récemment acquis par la Couronne, la créant ainsi marquise, tandis que Jeanne-Antoinette obtient de son mari une séparation légale. Le 14 septembre 1745, elle est officiellement présentée à la cour. Elle a 23 ans. Les milieux dévots d’une part et les milieux aristocratiques conservateurs d’autre part concentrent leurs attaques sur la nouvelle maîtresse du roi, pécheresse et parvenue puisqu’issue de la bourgeoisie et non de la noblesse.
En 1748, la marquise acquiert le château de la Celle, à quelques kilomètres de Versailles. La reine et le Dauphin, appuyés par les milieux dévots, pressent le roi de faire cesser cette relation adultérine notoire et finissent par le faire céder après de nombreuses années de résistance.
Après 1752, si les relations entre le roi et sa favorite prennent un tour platonique, voire simplement amical, Jeanne-Antoinette ne quitte pas la cour pour autant et reste dans l’entourage immédiat de la famille royale alignant sa conduite sur celle qu’avait eu en son temps la marquise de Maintenon.
Elle fournit cependant à son ex-amant des jeunes femmes ou jeunes filles, logées dans la maison du Parc-aux-cerfs, actuel quartier Saint Louis, à Versailles. Les plus célèbres furent Anne Couppier de Romans qui donna un enfant que le roi reconnut sans le légitimer (ce qui fit trembler la marquise) et Marie-Louise O’Murphy de Boisfaily, dite Morphyse avec qui il eut une fille
En 1753, Louis XV achète l’hôtel d’Évreux (plus connu aujourd’hui sous le nom de Palais de l’Élysée) et l’offre à son amie pour en faire sa résidence parisienne.
En 1754, sa fille unique Alexandrine, née de son mariage, dont elle avait obtenu la garde et qu’elle élevait depuis telle une princesse royale, contracte une péritonite aïgue dans le couvent parisien où elle est éduquée. Madame de Pompadour, retenue à Versailles, n’est pas présente. Lorsque la nouvelle lui parvient, Louis XV dépêche en urgence deux de ses médecins personnels au chevet de l’enfant mais ils arrivent trop tard. La jeune Alexandrine, âgée de neuf ans, a déjà succombé. La marquise, profondément affectée, ne se remet jamais vraiment de ce drame.
Pendant son « règne » de vingt ans, elle maintient des relations cordiales avec la reine. Mme de Pompadour maintient également des relations avec les ministres et en fait venir dans ses appartements.
Elle appuie la carrière du cardinal de Bernis, du duc de Choiseul et soutient le Renversement des Alliances de la Prusse vers l’Autriche qui se concrétise par la guerre de Sept Ans et de la perte de la Nouvelle-France. La légende veut que la marquise, pour consoler le roi très affecté par la déroute de Rossbach, l’aurait exhorté à ne pas s’affliger outre mesure, concluant par ces mots : « Au reste, après nous, le Déluge ».
Epuisée par vingt années de vie, de travail et d’intrigues à la cour, sa santé chancelle ; à Versailles, elle se plaint constamment de l’air froid et humide de ses grands appartements[2], regrettant le petit appartement de l’attique nord, plus facile à chauffer, qu’elle avait occupé les cinq premières années de son installation. Elle meurt d’une congestion pulmonaire, à l’âge de 42 ans le 15 avril 1764 à Versailles, ultime privilège, puisqu’il était interdit à un courtisan de mourir dans le lieu où résidait le Roi et sa cour.
On raconte que considérant le mauvais temps alors que le convoi funéraire de Jeanne-Antoinette quittait Versailles pour Paris, Louis XV aurait fait cette remarque : « La marquise n’aura pas beau temps pour son voyage » et voyant le cortège s'éloigner sans avoir pu rendre officiellement hommage à celle qui avait été si longtemps sa confidente « Voilà tous les honneurs que j’ai pu lui rendre, une amie de vingt ans ».
Jeanne-Antoinette est enterrée à Paris, dans la chapelle du couvent des Capucines[3].
Madame de Pompadour était particulièrement favorable aux philosophes et au parti intellectuel. Les écrivains ont ainsi pu avoir la relative liberté de répandre des idées contestataires en faisant l’éloge du système politique anglais et en prônant une monarchie éclairée. Elle favorisa, par exemple, la publication des deux premiers volumes de l’Encyclopédie de Diderot et D'Alembert pourtant condamnée par le parlement de Paris.
Son portrait commémoratif, commencé de son vivant et terminé en 1764 après sa mort, de son portraitiste favori, François-Hubert Drouais
La marquise de Pompadour se faisait toujours représenter par des portraits livre en main, à côté d’un globe ou feuilletant une partition de musique... Elle fit travailler de nombreux artisans et permit le réaménagement de la manufacture de porcelaine de Sèvres. Elle fut favorable à la construction de monuments comme la place Louis-XV (actuelle place de la Concorde) et le Petit Trianon. Elle participa également au projet de financement pour la réalisation de l’école militaire aux côtés de son ami Joseph Paris Duverney. Personnellement, elle apprit à danser, graver et jouer de la guitare. Son frère, le marquis de Marigny, fut Surintendant des bâtiments du roi et, à ce titre, l’un des promoteurs du style à l’antique.
Femme de goût, elle n’a peut-être pas eu sur les arts l’influence qu’on lui a quelquefois attribuée. Le style Pompadour était en plein épanouissement avant qu’elle devînt la maitresse du Roi. Mais elle exerce un véritable mécénat par de nombreuses commandes aux peintres Boucher, La Tour et van Loo. Elle encouragea un grand nombre d’artistes comme le peintre Nattier, le graveur Cochin, l’ébéniste Oeben, le sculpteur Pigalle ou encore l’écrivain La Place.
Elle résida ou posséda les châteaux et demeures suivantes :
En 1762, sous l’impulsion de la marquise, Louis XV ordonna la construction d’un nouveau Trianon dans le parc de Versailles. Madame de Pompadour surpervisa elle-même les plans et la construction de ce qui allait devenir le Petit Trianon et devait être sa future résidence à la cour. Mais son décès en 1764 ne lui permit pas d’assister à l’achèvement de son œuvre et ce fut la nouvelle favorite du roi, Madame du Barry, qui l’inaugura à ses côtés et s’y installa.
La légende veut que la marquise de Pompadour ait eu une passion pour la soupe de truffes et de céleri arrosée de tasses de chocolat ambré « échauffant les esprits et les passions ».
Grande amatrice de champagne, dont elle aurait dit, selon la légende, qu’il est « le seul vin qui laisse la femme belle après boire » elle favorisa sa consommation à Versailles (il avait été introduit à la cour sous la Régence). Une autre légende veut que la première coupe de champagne fut moulée sur son sein.
De son mari, Charles-Guillaume Le Normant d'Étiolles, elle n’eut qu’une fille, Alexandrine, morte à l’âge de neuf ans d’une péritonite aiguë et un fils mort en bas âge. La marquise n’eut jamais d’autres enfants. De sa liaison avec le roi, elle n’eut que des fausses couches entre 1746 et 1749. Le Normant, en revanche, vécut en concubinage avec une danseuse qu’il épousa une fois devenu veuf de la marquise. La famille entière fut emprisonnée sous la Terreur. Charles-Guillaume avait alors 74 ans.
Mis en ligne par Cassandre13 à 4h08 1 commentaire
Vendredi 1er Mai 2009
Jeanne Bécu, dite de Cantigny, par son mariage comtesse du Barry, née le 19 août 1743 à Vaucouleurs et guillotinée sous la Terreur le 8 décembre 1793, était une favorite de Louis XV roi de France
portrait par E.Vigier-Lebrun 1782
Jeanne Bécu, dite de Cantigny, dite aussi Mlle de Vaubernier, était issue par sa mère d'une famille de haute domesticité attachée à la cour de Lorraine à Lunéville. Une de ses grands-mères, Anne-Jeanne Husson, avait elle-même vécu à Versailles où, avec son mari Fabien Bécu, dit de Cantigny, ancien "maître rôtisseur", elle fut au service de la "belle Ludres", une des maîtresses de Louis XIV.
Appelée à Paris auprès de familles de la haute aristocratie, Anne Bécu, la mère de la future favorite, entra vers 1742 au service de Claude-Roch Billard du Monceau, receveur des finances de Lorraine, lequel pourrait véritablement avoir été le père de Jeanne, mais refusa formellement d'endosser cette paternité.
Lors de son mariage avec le comte Guillaume du Barry, Jeanne dut justifier de ses origines paternelles, aussi fut-il suggéré de la déclarer fille d'un certain "sieur de Vaubernier" où chacun voulut reconnaître Jean-Jacques-Casimir Gomard, soi-disant "de Vaubernier", dit aussi Frère Ange, moine du couvent de Picpus à Paris, qui fut en effet témoin au mariage.
La jeune Jeanne Bécu bénéficia d’une éducation soignée chez les dames de Saint-Aure à partir de 1753 grâce à Billard du Monceau ou à son beau-père Nicolas Ranson de Montrabé, Receveur des gabelles, que sa mère épousa en 1749.
Elle sortit de ce couvent vers 1758 pour entrer au service d'une famille de Lagarde issue de la Ferme générale. Elle acquit peu à peu l'aisance et la distinction de manière qu'on lui connaissait.
A dix-sept ans, elle devint vendeuse dans une luxueuse boutique de mode située rue Saint-Honoré à Paris, - "les traits galants" - appartenant à un notable parisien, Jean-Baptiste Buffault, échevin, qui a laissé un nom de rue à Paris. Ce personnage dont un des fils fut plus tard co-fondateur et régent de la Banque de France, fut aussi administrateur de l'Opéra puis devint plus tard l'homme d'affaires et le confident de la comtesse du Barry[1]. La beauté de la jeune fille la firent remarquer et elle fut reçue dans divers salons dont certainement le "bureau d'esprit", fort connu, de Mme Buffault, née Barbe Peeters, où, probablement, Jean Baptiste du Barry l'aperçut.
Jean-Baptiste Dubarry, dit Le Roué, gentilhomme toulousain, connu dans les milieux de la galanterie parisienne, la remarqua alors qu’elle n'avait que 19 ans. Il en fit sa maîtresse et, pendant un temps, elle fit les honneurs de l'hôtel du Barry à Paris où, selon Fabre de l'Aude, venaient beaucoup de personnages remarquables, appartenant au monde de la littérature et des arts. Du Barry était en effet un amateur de musique et surtout de peinture, doublé d'un mécène, et c'est à son contact que Jeanne, dite Melle de Vaubernier dans le monde, se forma à la culture des beaux-arts. Lors d’un dîner, Jean-Baptiste du Barry aurait fait l’éloge de la jeune femme au maréchal de Richelieu qui imagina de la présenter à Louis XV. La rencontre se fit par l'intermédiaire de Lebel, premier valet de chambre du roi. Cette opération n'était pas indifférente à Richelieu qui voulait contrer le projet que le clan du premier ministre. En effet, élevé au ministère par la grâce de la défunte marquise de Pompadour, le duc de Choiseul caressait l'espoir de placer auprès du roi sa sœur, la duchesse de Grammont, ou toute autre femme à leur dévotion. La déconvenue et le ressentiment des Choiseul à l'égard de Mme du Barry qui leur fit perdre une part d'influence auprès du roi, fut immense. Car en peu de temps, Louis XV s'était épris de Jeanne qui avait à ses yeux un charme infini et certains talents qui lui donnaient une nouvelle jeunesse.
Le roi, Louis XV,âgé de 58 ans, ayant souffert dans les années précédentes de la mort de ses proches dont son fils le dauphin Louis-Ferdinand, sa femme la reine Marie Lesczynska et sa favorite en titre, la marquise de Pompadour, désira faire de la jeune femme sa nouvelle favorite officielle, ce qui ne pouvait être sans une présentation officielle à la cour par une personne y ayant ses entrées et sans qu'elle fût mariée. L'inconvénient était que le chevalier Jean-Baptiste du Barry était déjà marié (à une Mlle Dalmas de Vernongrese), aussi tourna-t-on la difficulté en mariant Jeanne au frère aîné de Jean-Baptiste, le comte Guillaume du Barry, qu'elle épousa en effet le 1er septembre 1768 (et qui fut immédiatement renvoyé dans son foyer). Quant à la marraine, on dégota la comtesse de Béarn, très endettée, qui accepta la "besogne" (contre paiement de ses dettes) au grand dam des bien-pensants. Jeanne pouvait désormais être officiellement présentée à la cour, ce qui fut fait en avril 1769.
Notons que l'année suivante, une fille du roi, Madame Louise quitta cette cour de Versailles pour entrer au carmel et prier pour le salut de son père.
Fête donné à Louveciennes, le 2 septembre 1771
A la différence de Madame de Pompadour, Jeanne du Barry ne chercha pas à jouer un rôle politique par elle-même. Elle fut l'intermédiaire d'une coterie, celle du duc d'Aiguillon et de Richelieu, mais quoiqu'on en dise, elle n'a pas été sans influencer discrètement telle ou telle décision, obtenant ainsi la grâce de plusieurs condamnés à mort. Elle bénéficiait pour son train de vie de revenus comparables au budget d'un ministre de la culture, et reçut des bijoux somptueux ainsi que des domaines : ("Louveciennes", près de Marly-le-Roi, et Saint-Vrain), mais assez peu de choses en comparaison de ce que Mme de Pompadour s'était fait octroyer. Malgré les coups bas de la duchesse de Grammont et d'autres femmes jalouses de sa position à la cour, elle s’efforça d’être agréable à tous, et Voltaire, à qui elle avait envoyé deux baisers par la poste, lui adressa ce célèbre quatrain par retour de courrier :
- Quoi, deux baisers sur la fin de la vie !
- Quel passeport vous daignez m’envoyer !
- Deux, c’est trop d’un, adorable Égérie,
- Je serai mort de plaisir au premier.
Cependant, le clan Choiseul n'avait pas désarmé et c'est à une de ses créatures, Pidansat de Mairobert qui fut le rédacteur des Mémoires secrets après la mort de Bachaumont que l'on doit les premières attaques, souvent triviales, dont Mme du Barry fut l'objet pendant sa vie entière. Il diffusa (il tient la Surintendance des Postes) ou suscita des chansons grivoises et même des libelles pornographiques (L’Apprentissage d’une fille de modes, ou L’Apothéose du roi Pétaud). Par la force des choses, Mme du Barry se retrouva soutenue par le parti dévot, par le fait même qu'il était hostile à Choiseul qui, pour avoir conclu le mariage du nouveau Dauphin Louis-Auguste et de l'archiduchesse Marie-Antoinette d'Autriche, semblait encore intouchable (on pensa même "régulariser" la situation en la faisant officiellement épouser par le roi).
Prévenue contre Mme du Barry dès son arrivée en France, la dauphine, jeune et entière, lui voua d'emblée un mépris profond, moins parce qu'elle était favorite royale que parce qu'elle était non agréée par le parti Lorrain de la cour (1770). En effet, Marie-Antoinette était de la Maison de Lorraine. En 1771, à la suite d'humiliations répétées contre elle - entre autres au théâtre de Fontainebleau -, Louis XV décida le renvoi de Choiseul et des siens, et le fit remplacer par le duc d’Aiguillon, ce qui accrut la rancoeur de Marie-Antoinette à son égard.
Désormais intouchable, Mme du Barry appuya son influence et organisa le mariage du comte de Provence avec une princesse de Savoie.
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Mais c'est dans le domaine des arts que Mme du Barry a particulièrement brillé et mérite qu'on lui rende hommage, comme cela a été fait à l'occasion d'une exposition organisée à Marly en 1992. Elle a en effet véritablement joué le rôle de mécène, contribuant à développer et faire connaître l'artisanat d'art français. Elle inspira les plus grands artistes dont le sculpteur Boizot, directeur de la manufacture de Sèvres, et elle contribua à l'essor du néo-classicisme en révélant Ledoux qui bâtit son pavillon de musique de Luciennes, ou en passant des commandes importantes aux peintres Vien, Drouais, Greuze ou Fragonard, aux sculpteurs Lecomte, Pajou ou Allegrain, d'autres encore. D'un goût très sûr, comme en témoignent ses collections décrites par Charles Vatel, Mme du Barry a d'une certaine manière "inventé " le style Louis XVI.
«Madame du Barry fut une courtisane, mais une courtisane amie des lettres, des artistes, et qui passa sur la terre en répandant libéralement autour d'elle l'or et les consolations.»[2]
Diane décors des jardins.
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Louveciennes Pavillon des Eaux ou séjourna Mme du Barry
A la mort de Louis XV (10 mai 1774), son petit-fils et successeur, probablement inspiré par Marie-Antoinette, fit délivrer toute affaire cessante une lettre de cachet contre Mme du Barry. C'est ainsi que Lamartine relate les faits:
«Jeune encore à la mort de Louis XV, madame du Barry avait été enfermée, quelques mois, dans un couvent par la décence : caractère du règne nouveau. Affranchie bientot de cette clôture, elle avait vécu, dans une splendide retraite auprès de Paris, au pavillon de Luciennes, au bord des forêts de Saint-Germain.»[3]
Le duc de La Vrillière, sorte de ministre de l'Intérieur, la fit conduire de nuit au couvent du Pont-aux-Dames à Meaux ; puis il fit saisir ses papiers qui arrivèrent en partie entre les mains du clan Choiseul. Certains furent utilisés pour publier une correspondance apocryphe, mêlant le vrai et le faux, et qui parut quelques années plus tard: ainsi naquit la légende selon laquelle Mme du Barry serait sortie du bordel de Mme Gourdan, une légende que Mme du Barry, grande dame, eut la sagesse d'ignorer mais qui, malheureusement, a été reprise et amplifiée par erreur ou par calcul.
La comtesse du Barry put retourner chez elle à "Louveciennes" en octobre 1776 y menant désormais une vie paisible embellie par sa longue liaison avec le comte puis duc de Cossé-Brissac et les visites de Mme Vigée-Lebrun qui devint une amie et laissa d'elle trois superbes portraits. Elle visita Voltaire sur son lit d'agonie, hommage rendu par elle à l'homme qu'elle admirait, mais aussi à la philosophie des Lumières. En 1777, l'empereur Joseph II, frère de la reine, en visite en France, n'avait pas hésité à lui rendre visite, au grand dam de la reine qui apprécia modérément cette initiative. On raconte que la comtesse voulant lui céder le pas, l'empereur l'aurait invitée à le devancer disant à la favorite disgraciée : "passez, madame, la beauté est toujours reine".
Pourtant, en 1789, la bonne comtesse offrit ses services à la cour. A l'heure du danger, quand beaucoup de courtisans s'enfuyaient à l'étranger, Mme du Barry ne cessa pas de soutenir la contre-révolution de l'intérieur. Malgré ses bienfaits et sa charité active, son passé la rendait suspecte, et le 6 septembre 1792, la tête du duc de Brissac, assassiné à Versailles, fut lancée par la fenêtre du salon de Louveciennes.
Victime d'un vol de bijoux, Mme du Barry avait dû se rendre à Londres pour authentifier ceux de ses joyaux qui y avaient été retrouvés et qui étaient entre les mains du fameux espion Nathaniel Parker-Forth qui les conserva jusqu'à leur vente, à son profit, chez Christie, quelques années après l'exécution de la comtesse. Après la mort de Louis XVI, à la veille de la déclaration de guerre avec la Grande Bretagne, Mme du Barry revint de Londres en France pour éviter l'apposition des scellés sur sa propriété. Elle fut dénoncée par un nommé Greive identifié plus tard comme étant un agent d'influence anglais en France. Cet individu, acharné à sa perte, semble avoir convoité ses papiers, notamment sa correspondance avec Brissac, qui donnait de précieuses indications sur les efforts des royalistes de l'intérieur pour sauver Louis XVI. Il est possible que Greive ait vendu cette correspondance à son gouvernement.
C'est moins ce qui restait de fortune à Mme du Barry que son ancienne condition de maîtresse royale qui en firent une cible parfaite pour les révolutionnaires. Malgré les nombreux témoignages des habitants de Marly et de Louveciennes en sa faveur, elle devint vite suspecte dès le vote de la loi de ce nom (17 septembre 1793), fut déclarée ennemie de la Révolution et, après un long procès prédéterminé, elle fut condamnée à être guillotinée.
L'exécution eut lieu le 8 décembre 1793 après des retards pour enregistrer des révélations que Mme du Barry prétendait faire, au sujet de ses bijoux, pour obtenir sa grâce. Le courage qu'elle avait montré au moment de son procès l'abandonna sur la charrette[4]. Ses derniers mots au bourreau, sans doute apocryphes, furent « De grâce, monsieur le bourreau, encore un petit moment. »
Laissons à Mirabeau le mot de la fin, le vrai celui-là: "Si ce ne fut pas une vestale, la faute en fut aux dieux qui la firent si belle".
La plupart des anecdotes sur Mme du Barry proviennent de l'esprit malveillant de ceux qu'elle avait gênés dans leurs ambitions. Elles émaillent les "Mémoires secrets" et semblent avoir été destinées à amuser ou indigner, mais n'ont aucun caractère historique. Ainsi celle-ci, évidemment invraisemblable et probablement même forgée au XIXe siècle: Le surnom de Mme du Barry pour son royal amant était « La France ». On raconte qu’un jour, le roi, qui ne dédaignait pas préparer à l’occasion son café lui-même, le laissa un jour « s’envoler », s’attirant cette apostrophe de Mme du Barry : « Hé, La France ! Ton café fout le camp ! » En revanche, la correspondance de Marie-Antoinette avec sa mère, ou celle de l'ambassadeur Mercy-Argenteau avec Marie-Thérèse, ne laisse aucun doute sur l'animosité de Marie-Antoinette vis à vis de Mme du Barry qui témoigna toujours infiniment de respect à son égard: « C'est la plus sotte et impertinente créature qui soit imaginable » aurait-ainsi écrit Marie-Antoinette à l'impératrice. Plus tard, ayant reçu le conseil de sa mère d'être un peu plus souple avec Madame du Barry, la croisant, elle avait bien voulu lui adresser la parole : « Il y a bien du monde aujourd'hui à Versailles ».
Mis en ligne par Cassandre13 à 5h16 Aucun commentaire
Lundi 9 Mars 2009
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Né à Saint-Germain-en-Laye en 1638, mort à Versailles en 1715, Louis XIV, dit Louis le Grand, est roi de France de 1643 à sa mort.
Fils de Louis XIII et d'Anne d'Autriche, il a cinq ans à la mort de son père. Sa mère, devenue régente, confie la direction des affaires au cardinal Mazarin. De 1643 à 1648, il vit au Palais-Royal, puis, après avoir été obligé de fuir avec sa famille à Saint-Germain, en 1649, il mène la vie errante de la cour pendant la Fronde.
Mazarin surveille son éducation et le fait entrer très tôt au Conseil royal. Sacré à Reims le 7 juin 1754, il épouse en 1660 Marie-Thérèse d'Autriche, fille de Philippe IV d'Espagne, et se met à gouverner seul à partir de 1661, après la mort de Mazarin.
Homme équilibré, réfléchi, maître de lui, Louis XIV est prudent et travaille de façon assidue ; mais il est orgueilleux, imbu de la nature divine de son pouvoir, persuadé d'être infaillible et ne craint pas d'afficher ses maîtresses attitrées, qui sont nombreuses, sans compter celles qui ne sont qu'occasionnelles ; devenu veuf en 1683, il épouse en secrètes noces Madame de Maintenon.
Son premier acte d'autorité, en 1661, est le renvoi du ministre Fouquet ; par la suite, il sait s'entourer d'hommes capables : Colbert, par exemple, met de l'ordre dans les finances, développe le commerce ainsi que l'industrie, et Vauban consolide les frontières du nord.
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En 1682, il quitte Saint-Germain et s'installe à Versailles, symbole de sa vanité et de son désir de grandeur, qui le pousse à s'opposer à la papauté, à révoquer l'Édit de Nantes qui accordait la liberté du culte aux protestants, à revendiquer le Palatinat, et à concurrencer commercialement l'Angleterre et la Hollande sans craindre de déclencher une guerre avec ces deux puissances.
À partir de 1697, qui marque la fin de la guerre citée précédemment, les difficultés financières, politiques, militaires et religieuses s'accumulent sur le pays, d'autant plus qu'il l'engage dans la guerre de succession d'Espagne, qui achève de ruiner le royaume, dont la situation est catastrophique quand il meurt, en 1715. |
Mis en ligne par Cassandre13 à 16h41 1 commentaire
Marie Mancini (Rome, 28 août 1639- Pise, 8 mai 1715), épouse du connétable Lorenzo Colonna, était une nièce du cardinal Mazarin, fille de Geronima Mazzarini et du baron Michele Mancini, et sœur de Laure-Victoire, Paul, Olympe, Philippe, Alphonse, Marie-Anne et Hortense Mancini.
Amenée de Rome à la cour de France par son oncle, Marie Mancini est réputée être le premier véritable (et platonique) amour du jeune Louis XIV. En juillet 1658, après le siège de Dunkerque, Louis XIV tombe gravement malade et Marie, pensant que la fin est proche, manifeste l'intérêt qu'elle a pour lui en versant des larmes qui ont fait date dans l'Histoire. De fait, ce sont ses pleurs qui attirent sur elle l'attention du jeune roi, attention qu'elle conserve ensuite par son esprit et sa culture, littéraire notamment.
Si certains, au même titre que le roi, voient dans ces larmes la preuve d’un amour désintéressé et sincère, d’autres, moins romanesques, y voient plutôt la déception d’une jeune femme qui, après avoir longtemps été le faire-valoir de sa sœur la comtesse de Soissons, voit sa campagne amoureuse menée à l’encontre de Louis s’anéantir. En effet, alors que Marie venait à peine de s’attirer l’attention du roi par son esprit brillant, elle apprend qu’il peut mourir d’une minute à l’autre. Elle qui avait tout misé sur l’amour de Louis, effleurant même le projet d’un jour monter sur le trône de France, voit ses fantasmes se dissiper, ses espoirs de revanche disparaître. Si elle était devenue reine, quelle revanche aurait-elle prise sur ses sœurs, sur son oncle, le cardinal Mazarin, et sur toute la Cour qui ne la prend pas au sérieux ! C’est pourquoi, durant le temps de la maladie du roi, Marie « se tua de pleurer », selon les mots de la Grande Mademoiselle.
Lorsque la Cour regagne Fontainebleau, Marie Mancini en est le point d'attraction, présidant aux fêtes et aux bals, succédant en ceci à sa sœur Olympe, qui avait précédemment la faveur du roi. Comme elle, Marie est une Précieuse, et entoure sa relation avec le roi d'un luxuriant imaginaire romanesque, inspiré de l'Arioste et du Tasse.
La mère du Roi, la reine Anne d'Autriche, et le cardinal Mazarin s'opposèrent à une éventuelle union des deux jeunes gens, qui aurait représenté une mésalliance inacceptable, d'autant plus que le cardinal est en pourparlers afin de négocier un mariage royal avec l'infante Marie-Thérèse d'Autriche et que Marie n'aime pas beaucoup son oncle. Mazarin n'avait donc aucun avantage à faire en sorte que sa nièce devienne reine car à peine intronisée, elle l'aurait certainement congédié[réf. nécessaire].
L'éloignement forcé de Marie pendant quelques mois, d'abord pour La Rochelle puis à Brouage, et sa dernière entrevue avec Louis XIV avant son départ de la cour, le 22 juin 1659, ont inspiré un vers célèbre de Racine dans sa tragédie Bérénice :
Vous êtes empereur, Seigneur, et vous pleurez !
Mis en ligne par Cassandre13 à 16h30 Aucun commentaire
Anne de Rohan-Chabot, petite maîtresse de Louis XIV
Née en 1648, elle est la fille d’Henri Chabot et de Marguerite, duchesse de Rohan. Anne-Julie passe pour une jeune fille vertueuse et pleine de sagesse ayant reçu une très bonne éducation. Elle épouse en 1663 François, prince de Soubise de douze ans son aîné à qui elle donne dix enfants :
- Anne Marguerite (1664-1721)
- Louis (1666-1689)
- Constance Emilie ( 1667-après 1683)
- Hercule Mériadec (1669-1749)
- Alexandre Mériadec (1670-1687)
- Henri Louis (1672-1693)
- Emilie (1678-après 1694)
- Eléonore Marie-Anne (1679-1753)
- Maximilien Gaston Guy (1680-1706)
- Frédéric Paul (1685-1685)
En 1665, Anne de Rohan-Chabot est une jeune femme de 17 ans rousse avec des yeux en amande. Elle se fait remarquer par Louis XIV alors sous le charme de Françoise-Louise de la Vallière. Ne voulant pas que sa fille soit compromise, la duchesse Marguerite éloigna Anne de Sa Majesté le roi de France. Elle désirait en effet que sa fille soit toute dévouée à son époux et à ses enfants. Les rumeurs disant que le roi avait enfin mis dans son lit la princesse de Soubise éclatèrent en 1669 lors d'un séjour du roi à Chambord où Anne de Rohan-Chabot était présente. Mais devant la beauté de la marquise de Montespan, il était peu vraisemblable que la princesse de Soubise détrône la nouvelle favorite du roi-Soleil. La princesse mena une existence paisible entre son mari et des enfants qui naissaient presque à la suite les uns des autres. Louis XIV revit la belle rousse à la fin de l'année 1673. Malgré six grossesses, Anne de Rohan-Chabot était toujours aussi belle grâce dit-on à un régime qu'elle s'était imposée à base uniquement de fruits, légumes et viandes bouillies. Son époux comprit bien vite que sa femme ne déplaisait point au roi et aurait alors fait tout pour la mettre dans le lit du souverain pour qu'il lui fasse un enfant. Cet homme voyait déjà toutes les faveurs et l’enrichissement que pouvait rapporter Anne si le roi en faisait sa maîtresse. En janvier 1674, la princesse de Soubise fut nommée dame du palais de la reine Marie-Thérèse, charge non négligeable, et accouchait le 26 juin de la même année d'un fils (qui devait mourir le 19 juillet 1749). Monsieur de Soubise reconnu cet enfant comme étant le sien mais reçu de la part du roi une grosse somme d'argent, peut être pour acheter son silence sur une affaire bien délicate. En effet, il apparu bientôt que cet enfant, Armand-Gaston (futur cardinal de Rohan et membre de l'académie française en 1703) ressemblait étrangement à Louis XIV. Selon certains, Monsieur de Soubise aurait désirait que son épouse accouche d'un enfant du roi pour pouvoir ensuite toucher une forte somme en échange de son silence car il est vrai que, Madame de Montespan alors maîtresse en titre aurait fait une bien belle scène à son royal amant si elle avait appris la chose !!! L’amourette du roi et d’Anne reprit vers 1675 date à laquelle Louis XIV avait dû renvoyer à regret Athénaïs de Montespan après les menaces de l'Eglise. Pourtant la princesse de Soubise qui au fond était une femme intéressée, sèche et calculatrice commençait à ennuyer le roi. Lorsque la marquise de Montespan regagna la faveur de Louis XIV en 1676, Anne de Rohan-Chabot fut mise définitivement de côté par le souverain. Madame de Soubise demeura néanmoins à la cour étant donné sa fonction auprès de la reine. Certains avancent le fait qu'elle représenta encore un danger pour la marquise de Montespan jusqu'au jour où elle perdit ses dents de devant après un accouchement, date à laquelle le roi "ne la regarda plus". Anne-Julie de Rohan-Chabot, princesse de Soubise décéda en 1709 à l'âge de 61 ans. Elle n'aurait pas résisté au grand hiver qui s’abattit cette année là sur la France. On ne put jamais prouver qu’Armand-Gaston était le fils illégitime de Louis XIV. Peut être était-il bien l’enfant de François de Soubise…les suppositions à l’époque allaient tellement vite en besogne !!!
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Mis en ligne par Cassandre13 à 16h19 Aucun commentaire
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